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Histoire de la commune

 

 

SITE ANNUAIRE :http://www.annuaire-mairie.fr/mairie-noyers-45.html#mairie

SITE WIKIPEDIA :http://fr.wikipedia.org/wiki/Noyers_(Loiret)

Noyers

Article paru dans l’Eclaireur du Gâtinais n° 2755 du 20 août 1998

Avec l’aimable autorisation de l’Eclaireur du Gâtinais

les habitants de Noyers sont les Nucériens, un nom connu dans tout le canton, grâce en grande partie, à l'association "la Nucérienne".

Pendant ce temps là, à Noyers ...

La vie se serait-elle écoulée comme un long fleuve tranquille dans ce petit village? Chacun le sait : la vie n'est pas un long fleuve tranquille. Il semble tout simplement qu'il ne reste ici guère de témoignages écrit du temps passé. Le village était peut-être plus à l'écart de la vie de la cour, à l'époque où elle se tenait à Lorris. Pourtant, l'influence de la dynastie des Capétiens se faisait ressentir jusqu'à Coudroy et Montereau (lire nos précédents articles, dont celui de la semaine dernière).

Ce village de 543 habitants, au dernier recensement, tire son nom de l'arbre, pas de mystère là-dessous. En 1240, il s'est appelé Noerlis : on trouve trace de cet ancien nom dans une notification de vente de l'archevêque de Sens à un dénommé Robert Noix et à son épouse (il n'y a sans doute pas de hasard dans ce nom, à l'époque dont il est question). C'est grâce aux actes, chartes etc., que l'on peut connaître et dater l'évolution des noms des communes. Mais si ces documents sont perdus (et en fait, il y en a relativement peu qui traversent le temps), pas de trace de l'histoire du pays. Dès 1350, Noyers porte son nom et son orthographe actuels.

Les documents de l'O.T.S.I de Lorris ne donnent pas de renseignements sur la vie au temps des Capétiens ou pendant la Guerre de Cent ans, époque sur laquelle M. Labadie (qui a collationné tous ces documents) est pourtant intarissable. Il semblerait donc que l'on n'ait pas retrouvé de documents d'époque. En tous cas, au temps de la Révolution, un habitant de Noyers , le curé Mauduit, a connu une vie, et surtout une mort tragique. Son nom est resté dans l'histoire du village :

Histoire de l'abbé Mauduit

Originaire de Chevillon-sur-Huillard où il naquit en 1746, l 'abbé Jean Guillaume Mauduit fut ordonné prêtre le 15 septembre 1771. Il fut nommé vicaire à Boiscommun, puis curé de Noyers fin 1784. Ayant refusé de prêter serment à la nouvelle Constitution , il fut dénoncé comme réfractaire et dut se cacher dans une famille du village (dont on a perdu le nom), puis chez la famille Popelin , enfin chez les Raffard. Il partit à Orléans (début août 1792), puis à Paris, pour obtenir un passeport pour l'étranger.

Il trouva refuge dans la maison des Eudistes où il retrouva l'abbé Dubuisson, de Barville, ainsi que deux autres prêtres du diocèse de Sens. Mais avant d'avoir reçu réponse pour son passeport, il fut massacré à coups de pics sur les marches du couvent des Carmes, le 2 septembre 1792. Il fut canonisé le 17 octobre 1926, parmi les 109 prêtres tués avec lui le même jour. On trouve son souvenir dans l'église de Noyers , sous l'aspect d'une petite statue de plâtre.

Le pèlerinage de St-Genou

L'église de Noyers est placée sous le vocable de St-Pierre et St-Genou. Elle en partie romane, en partie gothique, et date des Xle et XlIe siècles. Il existe près du village un oratoire de la fontaine de St-Genou, lieu de pèlerinage qui fut très fréquenté. Les malades se plongeaient nus dans la source pour trouver la guérison. Or , cruel paradoxe, ces immersions causaient de sérieux accidents. En fait, ces cérémonies permettaient à certains de tirer un profit lucratif de la fontaine qui, de plus, n'était pas laissée à l'abandon. Mais cette source capricieuse avait en autre défaut de se tarir brusquement. Il arriva une année que ce phénomène survint juste la veille du pèlerinage. Le bedeau du moment passa la nuit à aller à la rivière proche puiser clandestinement l'eau avec laquelle il remplit la lunatique fontaine. Mais il fit tant de voyages qu'il y gagna une pleurésie dont il mourut. On dit également que le pèlerinage de St-Genou réunissait les jeunes filles en quête d'un mari. Elles descendaient à genoux le chemin qui mène de l'église à l'oratoire près de la fontaine.

Un autre curé de la région, celui de Vieilles-Maisons, a laissé un souvenir plus heureux. M. Bauchy en parle dans son livre "Contes et Légendes de l'Orléanais". Nous en parlerons vers la fin de notre périple à travers l'histoire des communes du canton.

Noms propres

Nous évoquons dans cet encadré quelques noms caractéristiques de la région et de l'époque. Sous la Révolution, on trouva ainsi trace de Barthélémy, Raffard (noms rencontrés sur le procès verbal de l'assemblée électorale du dimanche 1" mars 1789) Popelin (rencontré dans l'histoire du curé Mauduit).

En 1816 : Brimbeuf, Plassier, Chenault, Menigault, Bachelier, Popelin, Pivoteau (noms rencontrés sur un acte notarié).